10 films pour janvier 2020

Les Misérables, film réalisé par Ladj Ly.

En janvier sortiront des films en tous genres. Il y aura le drame québécois d’anticipation Le Rire de Martin Laroche, le dessin animé Les Hirondelles de Kaboul adapté du roman de Yasmina Khadra, le film d’horreur Le Tour d’écrou, le retour des Bad Boys Will Smith et Martin Lawrence pour une troisième aventure, des documentaires sur l’architecte Luc Durand et la défunte réalisatrice Agnès Varda et le dernier film de gangsters de Guy Ritchie intitulé The Gentlemen. Alors voici les dix films à voir en priorité à Québec en ce début d’année 2020.

1- Les Misérables : Non, ce n’est pas une relecture du classique de Victor Hugo, mais bel et bien l’un des films qui marquera 2020. En banlieue de Paris, nous suivons un trio de policiers qui patrouille la cité alors qu’un vol de lionceau menace d’embraser tout le quartier. Un premier long métrage puissant de Ladj Ly.

2- Une femme, ma mère : Claude Demers part sur les traces de sa mère biologique, nous racontant, sur plusieurs décennies, la vie de cette femme qui l’a abandonné. Un documentaire rempli d’amour et de tendresse.

3- Underwater (Sous pression) : Pourquoi pas un film de science-fiction sous l’eau pour commencer l’année avec Kristen Stewart et Vincent Cassel en vedette. Il y a un risque d’inondation de mauvaises idées, mais demeurons optimiste vis-à-vis cette production qui, on l’espère, sera des plus divertissantes.

4- A Hidden Life (Une vie cachée) : Un cultivateur autrichien et père de famille s’oppose au nazisme malgré les menaces des autorités allemandes. Terrence Malick nous offre des images stupéfiantes des alpes et des vallées autrichiennes.

 

5- The Rhythm Section (La Section rythmique) : Blake Lively et Jude Law sont en vedette dans ce suspense racontant comment une femme qui évite de peu un accident d’avion mortel cherche à trouver ceux qui ont causé cette tragédie.

6- Papicha : Ce drame au féminin s’intéresse à la détermination d’une jeune Algérienne éprise de liberté et d’égalité alors que se radicalise son pays dans les années 90. Un film dur et essentiel porté par une actrice formidable, Lyna Khoudri.

7- Just Mercy (La Voie de la justice) : Ce film relate l’histoire de Bryan Stevenson (joué par Michael B. Jordan), un avocat qui a défendu un condamné à mort et lutté pour la défense des droits civils aux États-Unis.

8- 1917 : Avec son nouveau long métrage, le réalisateur Sam Mendes nous transporte en plein cœur de la Première Guerre mondiale et met en images la mission secrète de deux jeunes soldats britanniques. Les images de la bande-annonce parlent d’elles-mêmes.

9- The Song of Names (Le Chant des noms) : François Girard navigue dans des eaux qu’il connaît bien avec ce film bâti autour de l’amitié entre deux jeunes musiciens qui se perdront de vue pour mieux se retrouver des décennies plus tard. Tim Roth et Clive Owen se donnent la réplique.

10- The Twentieth Century  (Le Vingtième Siècle) : Réalisateur de courts métrages insolites, Matthew Rankin nous offre un premier long centré sur un jeune Mackenzie King rêvant de devenir premier ministre du Canada. De par sa forme aux influences de Méliès, Lang et Maddin et son propos parfois libidineux, ce long métrage est assurément l’objet filmique québécois le plus insolite depuis des lustres.

François Girard présente son Chant des noms

Le Chant des noms, réalisé par François Girard.

Avec Le Chant des noms (The Song of Names), le réalisateur François Girard nous offre son septième long métrage. En 2017, sa dernière production, Hochelaga, terre des âmes, n’avait pas totalement convaincu les cinéphiles car, rappelons-le, le long métrage était conçu comme un hommage historique à la métropole qui fêtait alors son 375e anniversaire. En entrevue pour la promotion de son nouveau film, le cinéaste affirme qu’il a hésité à se lancer dans l’aventure du Chant des noms, car son récit semblait presque être trop conçu pour lui, à savoir qu’il relatait une histoire évoquant plusieurs époques, lieux et personnages avec en son cœur la musique. Un univers qui nous rappelle inévitablement Le Violon rouge, Trente-deux films brefs sur Glenn Gould ou encore Le Virtuose. Voici en résumé ce que François Girard avait à nous dire sur sa nouvelle réalisation qui prendra l’affiche au Clap, à Québec, le 10 janvier.

PB : François, comment êtes-vous tombé sur cette histoire qui est au départ un livre écrit par Norman Lebrecht?

FG : Le scénario signé par Jeffrey Caine m’a été présenté, puis nous avons travaillé dessus presque deux ans avant d’entamer le tournage.

L’acteur Clive Owen

PB : Quand on lit le résumé du récit, ça semble avoir été écrit pour vous, non?

FG : Presque trop en fait. J’ai même eu une réserve à me lancer dans l’aventure. On dirait que les films de musique me courent après 9rire). Mais j’ai découvert un texte profond, une mission de mémoire, un devoir de dire ces choses à travers des personnages, et ce, avec l’Holocauste en toile de fond. Dans le film, on va suivre deux personnages sur 40 ans, amis d’enfance aux destinées différentes mais ayant tous deux la passion de la musique.

PB : D’illustrer une telle histoire à travers différentes époques et des personnages qui vieillissent, c’est un gros défi pour la production. Ça ne vous fait pas peur?

L’acteur Tim Roth

FG : C’est vrai pour tous les films en fait, on s’attaque à un projet dont on ne sait pas vraiment la finalité. L’aspect musical m’apparaissait assez simple et le défi était plutôt de faire en sorte que les six acteurs qui jouent les deux personnages principaux à trois époques de leurs vies forment des duos qui fonctionnent. Tim Roth avec sa force et Clive Owen avec son charisme, c’était facile de travailler avec eux, mais les jeunes qui interprétaient Martin et Dovidl dans leur jeunesse, il a fallu faire un gros casting et bien les choisir.

PB : The Song of Names, comme plusieurs de vos projets filmiques, est une coproduction canadienne, allemande, hongroise et britannique.

FG : Oui, mais c’est avant tout un film canadien. La photo, le montage, le son et les décors notamment sont assurés par des Québécois qui travaillent régulièrement avec moi. Mes acteurs sont britanniques, mais il y a vraiment une grosse part du film qui est québécoise.

PB : La production de longs métrages a beaucoup changé ces dernières années avec l’arrivée des plates-formes et la mainmise des films à effets spéciaux et de superhéros dans les salles, ça vous affecte?

Le réalisateur François Girard.

FG : C’est surtout les distributeurs et les diffuseurs qui sont impliqués dans les changements qui s’opèrent actuellement et c’est vrai que ça bouge très rapidement. Mais moi, je passe du cinéma à l’opéra, d’une forme d’art à l’autre, sans réelle difficulté. Je suis avant tout un raconteur d’histoires. Il faut voir le positif dans l’évolution du cinéma et Hollywood doit inévitablement s’adapter.

PB: Quel plus beau souvenir gardez-vous du tournage du Chant des noms?

FG : C’est définitivement la visite de Treblinka, le camp d’extermination. Pendant la préparation du film, je suis allé là-bas avec mon scénographe François Séguin et ce fut un choc. J’ai alors vu comment je devais tourner la scène du film qui s’y déroule et dans le livre et dans le scénario. Une scène écrite au départ de façon très bavarde et qui, au final, est devenue une scène sans dialogue. Ça devait se faire ainsi, car l’intensité qui se dégage de ce lieu l’imposait. Le Chant des noms est d’ailleurs le tout premier film à être tourné à Treblinka.

Top 10 de l’année 2019

Capharnaüm, film réalisé par Nadine Labaki.

Disons-le d’entrée de jeu, faire la liste des meilleurs films de l’année est un exercice éminemment personnel et subjectif. On est évidemment influencé par la rumeur générale, les buzz autour de certains titres et les palmarès de sites et de médias spécialisés qui se livrent au même genre de travail. Précisons aussi que les règles adoptées ici pour établir « ma liste » de 2019 sont forgées obligatoirement sur une sortie en salle commerciale de longs métrages sur le territoire du Québec. Évidemment, impossible de tout voir alors que 400 films prennent l’affiche au Québec chaque année. Donc, je tiens aussi à souligner qu’au moment d’écrire ce texte, il me reste à voir certains titres qui me font toujours saliver : Waves, Ford v. Ferrari, Jojo Rabbit,  A Hidden Life (à Québec en janvier). Sur ce, voici mes coups de cœur de l’année 2019.

1- MARRIAGE STORY (L’Histoire d’un mariage) : Sorti en salle discrètement à Montréal puis sur Netflix, ce drame de Noah Baumbach nous offre la plus belle performance d’acteurs de l’année (Adam Driver, Scarlett Johansson, Laura Dern, Ray Liotta, Alan Alda). La mise en scène est simple et efficace, les dialogues brillants, les émotions sont au rendez-vous.

2- BORDER : Ce drame fantastique danois qui est sorti à Québec en janvier dernier est l’un des films les plus singuliers et dérangeant des dix dernières années. Il était en nomination aux Oscars d’ailleurs pour les meilleurs maquillages. Un film qui nous reste en mémoire longtemps.

3- PARASITE : Ce film sud-coréen est un mélange des genres assez unique. Sa mise en scène est glorieuse et inventive et place fort bien sur l’échiquier mondial des meilleurs cinéastes actuels son réalisateur Bong Joon-ho.

4- JOKER : Un film qui fait l’effet d’une claque au visage et une performance d’acteur inoubliable, celle d’un Joaquin Phoenix habité par la grâce.

5- CAPHARNAÜM : Nadine Labaki a réalisé un film bouleversant racontant comment deux jeunes enfants font pour survivre au milieu de Beyrouth.

6- THE LIGHTHOUSE (Le Phare) : Robert Pattinson et Willem Dafoe sont renversants en chiens des mers plongés dans un cauchemar sans fin. Ce film de Robert Eggers, tourné en noir et blanc et au mixage sonore sublime, nous offre la plus belle direction artistique de 2019.

7- BOMBSHELL (Scandale) : Ce film est réalisé de façon très habile par Jay Roach et son histoire basée sur les cas d’harcèlements chez Fox News est essentielle pour aider à faire changer les choses. Mais surtout, ce drame est porté par des actrices formidables, Charlize Theron, Nicole Kidman et Margot Robbie. Et c’est sans oublier l’excellent John Lightgow qui, dans le rôle du répugnant Roger Ailes, est détestable à souhait.

8- LETO (L’Été) : Un magnifique drame biographique et musical ancrée dans les années 80 en Russie, mettant en scène un triangle amoureux impliquant deux musiciens fous de rock dans un Leningrad sur le point de vivre la perestroïka.

9- LUCE : Un drame américain passé en coup de vent, mais porté par des acteurs formidables (Kelvin Harrison Jr., Octavia Spencer, Tim Roth, Naomi Watts) et une intrigue brillante et captivante. À découvrir !

10- ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOOD (Il était une fois à Hollywood) : Malgré quelques longueurs et quelques tics cinématographiques, Tarantino prouve encore une fois, avec ce nouveau long métrage, à quel point il est un prince du septième art.

Terminons du côté du cinéma québécois.  2019 a franchement été bonne et très fructueuse puisque environ 45 longs métrages de fiction et 38 longs métrages documentaires ont pris l’affiche durant l’année dans nos salles. C’est énorme! Les films qui m’ont le plus marqué en 2019 parmi tous ceux-là (et qui se seraient tous glissés dans un top 20) sont Genèse de Philippe Lesage, Une colonie de Geneviève Dulude-De Celles, Sympathie pour le diable de Guillaume de Fontenay, Antigone de Sophie Deraspe et le documentaire Des histoires inventées de Jean-Marc E. Roy.

Maintenant, place à 2020!

 

Regard sur Cannes 2020

Le prochain Festival de Cannes a beau avoir lieu dans six mois, déjà les premières rumeurs se font entendre concernant les grosses pointures (réalisateurs/réalisatrices) qui pourraient voir leurs films en compétition. Allons-y en rafales avec la nomenclature des principaux candidats qui alimentent les rumeurs actuellement.

Tout d’abord, du côté de la France :

Comédie humaine : Xavier Dolan et Gérard Depardieu seront à l’affiche de cette adaptation de Balzac, le tout réalisé par Xavier Giannoli.

Benedetta : Paul Verhoeven suscite grandement la curiosité avec son nouveau drame français teinté d’érotisme avec Virginie Efira en novice de couvent au XVe siècle.

Le Quai de Ouistreham : Juliette Binoche joue Florence Aubenas dans cette réalisation de l’auteur Emmanuel Carrère relatant le changement d’identité de la journaliste pour celle d’une femme qui, pour survivre, se trouve des jobs difficiles et mal payées.

La Maison vide : Un film où Patrice Leconte fait se rencontrer Juliette Binoche et Alain Delon.

Annette : Est-ce le grand retour de Leos Carax? Au générique de cette comédie musicale : Adam Driver, Michelle Williams et Marion Cotillard.

Les Mandibules : Alors que sa dernière comédie, Le Daim, prenait l’affiche récemment au Québec, Quentin Dupieux est déjà en tournage pour une autre fable absurde avec en vedette une mouche géante.

Bergman Island de Mia Hansen-Love, Alain Guiraudie avec Viens je t’emmène, Mathieu Amalric avec Serre moins fort, Adieu les cons d’Albert Dupontel, Titane de Julia Ducournau, le nouveau film de Bruno Dumont avec Léa Seydoux, le troisième volet de Mektoub de Kechiche, Radioactive par Marjane Satrapi et Le Prince oublié de Michel Hazanavicius complètent les rumeurs du côté de la France.

Si on jette un œil chez nos voisins du Sud ainsi que vers le Royaume-Uni, voici les titres qui font saliver :

Last Night in Soho : Ce drame d’horreur marque le retour d’Edgar Wright (Shaun of the Dead) dans le genre, lui qui avait eu aussi un beau succès avec Baby Driver.

The Woman in the Window : Amy Adams et Julianne Moore sont les vedettes de ce thriller très attendu signé Joe Wright.

Macbeth : Les frères Ethan et Joel Coen sont de retour, cette fois-ci dans l’univers de Shakespeare avec au générique Denzel Washington et Frances McDormand.

Ammonite : Kate Winslet et Saoirse Ronan se donnent la réplique dans ce drame romantique relatant une histoire d’amour illicite entre deux femmes au XIXe siècle.

Fonzo : Tom Hardy joue Al Capone dans ce drame mafieux et biographique fort attendu.

Soul : Le Pixar estival, signé Pete Docter, porte un titre évocateur et s’annonce pour avoir du rythme comme jamais.

On the Rocks : Cette comédie permet à Sofia Coppola de rediriger Bill Murray mais cette fois-ci dans un cadre des plus new-yorkais.

Greyhound : Tom Hanks tient le premier rôle de ce drame historique se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale.

Tenet : On ne sait pas grand-chose sur ce film mais, réalisé par Christopher Nolan, on a juste très hâte de le voir.

The French Dispatch : Le casting le plus hallucinant de tous les films de Wes Anderson a été réuni pour cette comédie tournée dans le sud de la France.

Sinon, on surveillera aussi les projets de Todd Haynes, de Jonathan Glazer et de Woody Allen ainsi que le film sur le personnage de Jesus dans The Big Lebowski réalisé par John Turturro.

À l’international maintenant, ceux qui font jaser sont :

– Blossoms : Le retour de Wong Kar-Wai est très attendu, d’autant plus que ce projet serait la suite de son film culte In The Mood For Love.

The Horse Boy : Le réalisateur de Valse avec Bachir, Ari Folman, vient de tourner ce long métrage avec Léa Seydoux et Joel Kinnaman même si les vedettes du drame seront avant tout un enfant autiste et un cheval.

Pinocchio : Matteo Garrone revisite le célèbre conte de Carlo Collodi et en faisant appel notamment à l’acteur Roberto Benigni qui s’était lui-même planté solidement avec sa propre adaptation en 2002.

One Second : Entouré hélas d’une aura de censure, cette nouvelle production du maître chinois Zhang Yimou devrait logiquement se retrouver en compétition.

The True American : Le Chilien Pablo Larrain explore l’histoire véridique de Mark Stroman, un homme qui, hanté par le 11 septembre, commettra l’irréparable.

Puis enfin, du côté du Québec, on peut nommer avec espoir Souterrain de Sophie Dupuis, Nadia, Butterfly de Pascal Plante et La Déesse des mouches à feux d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

On aimerait bien ajouter Dune de Denis Villeneuve ou West Side Story de Steven Spielberg mais leurs sorties respectives sont prévues pour la fin de l’année 2020. Il serait donc prématuré de les inclure parmi les candidats potentiels de la Croisette 2020. Bref, dossier à suivre!

 

Décembre 2019 en 10 titres (adieu la Pyramide)

Bombshell avec Charlize Theron, Nicole Kidman et Margot Robbie.

Pendant que les films des Fêtes comme Playmobil: The Movie, Spies in Disguise et Jumanji Next Level prendront l’affiche, voici les 10 films à voir en priorité durant le mois de décembre qui conclut cette fort belle année cinématographique et qui coïncide avec l’ouverture fort attendue du nouveau CLAP de Place Ste-Foy et de ses douze salles à la fine pointe de la technologie. Adieu la Pyramide et merci pour toutes ces belles années !

1- Bombshell (Scandale) : Margot Robbie, Nicole Kidman et Charlize Theron réunies dans un long métrage sur les accusations de harcèlement sexuel qui ont été portées contre le dirigeant de de Fox News en 2016. Un sujet d’actualité et un trio d’actrices formidable, que demander de plus?

2- Cats : Après Les Misérables, Tom Hooper réalise avec Cats une seconde comédie musicale inspirée par l’immense succès sur Broadway de l’originale. Les attentes sont immenses pour ce film aux costumes, aux maquillages et aux effets spéciaux stylisés et qui regroupe au grand écran Taylor Swift, Judi Dench et Jennifer Hudson.

3- Waves : La rumeur fait de plus en plus de cas de ce film doux amer réalisé par Trey Edward Shults qui avait épaté la galerie il y a deux ans avec son drame d’horreur It Comes at Night. Ici, c’est sur les aléas de deux couples dans le sud de la Floride qu’il braque sa caméra. On est très curieux.

4- Richard Jewell (Le Cas Richard Jewell) : Sans crier gare, Clint Eastwood nous lance sa nouvelle réalisation, un drame social, historique et judiciaire racontant les dessous de l’affaire Richard Jewell. Cet homme est passé de héros à suspect lors d’une tentative d’attentat terroriste perpétré pendant les Jeux d’Atlanta en 1996.

5- La Belle Époque : Nicolas Bedos regroupe Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Guillaume Canet et Doria Tillier dans un récit fantastique où un homme réussit, grâce à une entreprise spécialisée, à revivre une époque importante de sa vie.  À la direction photo, le Québécois Nicolas Bolduc.

6- Mad Dog & The Butcher, les derniers vilains : Thomas Rinfret signe un documentaire crépusculaire sur la famille Vachon, celle des mythiques lutteurs, Maurice Mad Dog, Paul the Butcher le survivant, mais aussi de Vivian et Luna. À voir!

7- Star Wars: The Rise of Skywalker (Star Wars : l’ascension de Skywalker) : Que dire sur ce nouvel opus sinon qu’il fera exploser bien évidemment le box-office.

8- Les Éblouis : Camille, douze ans, se rebelle contre ses parents lorsque ceux-ci forcent toute la famille à intégrer une secte chrétienne dont le dirigeant exige que l’adolescente abandonne ses cours de cirque. Jean-Pierre Darroussin en gourou de service vaut le coup d’œil.

9-Little Women : L’actrice Geta Gerwig réunit devant la caméra Saoirse Ronan, Meryl Streep, Emma Watson, Laura Dern et Timothée Chalamet pour une nouvelle adaptation pour le grand écran du roman de Louisa May Alcott aussi connu sous le tire des Quatre filles du docteur March.

10- Merci pour tout : La perte du père est au cœur du drame québécois Réservoir qui sortira en décembre et ce thème alimente également cette comédie de Louise Archambault qui vient tout juste de nous offrir Il pleuvait des oiseaux. Sa nouvelle réalisation se déroule aux îles de la Madeleine et met en scène deux sœurs, jouées par Julie Perreault et Magalie Lépine-Blondeau qui, allant répandre les cendres de leur crapule de père, transportent avec elles un magot fort convoité.

 

Sarajevo mon amour!

Sympathie pour le diable, réalisé par Guillaume de Fontenay.

Sympathie pour le diable a fait le tour du monde à l’automne dans différents festivals avant de finalement prendre l’affiche au Québec et en France à la fin du mois de novembre. Le film était annoncé depuis plusieurs années et sa production s’est éternisée pour différentes raisons. À l’approche du lancement du film, son réalisateur, le Québécois Guillaume de Fontenay, nous a parlé avec fébrilité et passion de son premier long métrage de fiction. Au téléphone, avec un timbre de voix rappelant celui de Serge Denoncourt, le cinéaste s’est confié en long et en large sur la conception de ce drame bouleversant qui revient sur le siège sanglant de Sarajevo en 1992.

PB : Quand j’ai lu votre nom associé à la réalisation du film, je croyais que vous étiez Français alors que, bien au contraire, vous naviguez depuis longtemps dans le milieu de la pub au Québec, non?

Guillaume de Fontenay, réalisateur. Crédit photo : Shayne Laverdière.

GDF: Oui, effectivement. Je viens du milieu du théâtre au départ et je me suis promené beaucoup en Europe. Puis, la pub est arrivée dans ma vie. J’étais directeur artistique à la base, puis je suis devenu réalisateur de publicités. J’ai travaillé avec Jean-Marc Vallée et Denis Villeneuve dans ce milieu durant des années. Ça me permettait de vivre de mon métier et d’apprendre à être à un technicien potable, disons.

PB : Paul Marchand, l’auteur du livre qui a inspiré votre film est aujourd’hui décédé. Il a fait beaucoup parler de lui au Québec dans les années 90. Déjà à l’époque, on parlait d’adapter Sympathie pour le diable au grand écran. Pour y parvenir, ça semble avoir pris une éternité.

GDF : Oui!! Ça a été une longue bataille. En 1997, j’ai lu son ouvrage et je voulais en faire un show de théâtre avec Paul justement. Il était à Beyrouth à ce moment-là et revenait de Sarajevo. Il avait connu la guerre civile et il avait vu des choses atroces en exerçant son métier de reporter de guerre. Paul est un personnage au départ antipathique et pourtant, rapidement, on pouvait déceler chez lui sa fragilité, sa grande sensibilité. C’était un humaniste révolté, un homme d’une grande intelligence. En 2005, j’ai finalement présenté le projet de film à la productrice Nicole Robert. Le scénario s’est bouclé tout juste avant son suicide en 2009. Peu avant son décès, Paul m’a dit : « Fais un bon film ». Ensuite, il est entré en psychiatrie et s’est donné la mort. La vie de Paul Marchand en entier est un film de fiction en fait. Cet homme était marqué fortement par ses années à couvrir des conflits armés. Il se brouillait avec tout le monde, il sabotait beaucoup de choses. C’était pour lui une sorte de moyen de défense. Il faut se rappeler que ce grand escogriffe de 6 pieds 4 pouces est parti au front comme journaliste, au Liban, alors qu’il n’avait que 23 ans. Des années plus tard, dans ses reportages, sa révolte face à la communauté internationale qui ne foutait rien pour empêcher la tuerie de Sarajevo était très palpable.

PB : Niels Schneider interprète de façon formidable Paul Marchand dans le film. Il fallait qu’il soit à la fois détestable et charismatique. Pour vous, il était le « parfait Paul »?

GDF : Absolument. Dès les auditions, Niels s’est imposé. Il a un talent incroyable. L’un de ses frères est mort dans un violent accident de voiture donc il y a cette fêlure chez lui, cette fragilité et aussi en même temps un côté poseur et grande gueule comme Paul Marchand.

PB: Votre film résume bien toute la folie de la guerre de Sarajevo sans chercher à trouver des coupables.

GDF : Tout à fait. C’est une ville qui a été bombardée de façon intensive durant des mois. 330 obus par jour étaient envoyés sur les édifices. 12 000 morts, 50 000 blessés, c’est ça le bilan morbide pour cette ville olympique autrefois magnifique. C’est une cité de la grandeur de Québec. Les Serbes bombardaient les Bosniaques et les Croates, mais aussi les Serbes qui vivaient sur place. C’est totalement fou!

PB : On le tourne comment ce long métrage afin, qu’à l’écran, il soit le plus crédible et réaliste possible?

GDF : Premièrement, on a tout tourné à Sarajevo. Des dizaines d’édifices sont toujours démolis. On a fait un petit peu de postproduction pour le Holiday Inn et c’est presque tout. Le reste, c’est Sarajevo aujourd’hui, inchangée, une ville meurtrie avec les cicatrices du carnage encore bien visibles. On a abandonné cette cité, on a abandonné la Bosnie. Sur place, malgré quelques suspicions, on a été accueilli avec joie. On a gagné la confiance des locaux en faisant un film sensible à leur réalité. J’étais le seul Québécois sur place. Il y avait quelques Français, mais sinon l’équipe était bosniaque. Et le travail de reproduction pour les décors et les accessoires a été incroyable.

PB : Dans la scène du bar, les gens dansent au son d’Enola Gay du groupe OMD, chanson qu’on entendait aussi dans Valse avec Bachir, un film qui a beaucoup d’affinités avec le vôtre. C’est un hasard?

GDF : Non, le lien est clair, Valse avec Bachir m’a marqué, c’est un film très profond qui parlait de la guerre du Liban, du choc post-traumatique et des problèmes de mémoire. Le mien est lié aux souvenirs de Paul Marchand, à sa façon de voir les choses et de croiser son point de vue avec ceux des autres journalistes qui étaient eux aussi à ses côtés à Sarajevo à l’époque. C’est assez similaire avec le film d’animation d’Ari Folman.

PB : Vous avez filmé en format 4/3 plutôt qu’en 16/9, le format habituel du cinéma. Pourquoi?

GDF : C’est parce que je ne voulais pas embellir la guerre, je voulais faire un long métrage immersif pour le spectateur, qu’on accompagne le personnage de Paul sur le terrain. De plus, le 4/3 permettait de respecter le format journalistique de l’époque à la télé.

PB : Quelle est selon vous la plus belle qualité de Sympathie pour le diable?

GDF : C’est mon premier long métrage, mais je crois qu’en ayant œuvré en pub durant des années, on peut voir que j’ai appris à travailler de façon très rigoureuse. En toute humilité, je pense avoir imposé un souci de réalisme qui transpire à l’écran. Le travail de reproduction me satisfait beaucoup. Le film est à la fois radical et très humain. Ça aussi, ça me rend très fier. Parler de ce conflit qui date, c’est aussi parler de ce qui se passe aujourd’hui en Syrie ou encore au Mexique où les meurtres liés au trafic de drogue sont légion. Parce qu’on nage en pleine désinformation médiatique, Sympathie pour le diable est une œuvre essentielle et très actuelle selon, un film qui raisonne sur ce qui se passe dans le monde d’aujourd’hui.

Les titres qui devraient se démarquer aux Oscars

Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino

Dans environ deux mois, nous connaîtrons les nommés dans les différentes catégories aux Oscars 2020. La cérémonie, je le rappelle, aura lieu le 9 février. D’ici là, on connaîtra les gagnants des différents galas américains consacrés au cinéma dont les Golden Globes qui verra sa soirée de remises de prix se tenir le 5 janvier prochain. Amusons-nous à prédire les films qui, lors des Oscars, se feront la lutte dans la catégorie suprême de « Meilleur film de l’année 2019 ». Dix films au total peuvent être sélectionnés dans cette catégorie. Voici mes prédictions, et non mes choix personnels :

Once Upon a Time in Hollywood : Difficile d’ignorer le plus récent Tarantino sauf si la manie du cinéaste de jouer avec l’Histoire en vient à rebuter les membres de l’Académie.

Ad Astra : James Gray a bonne réputation, Brad Pitt aussi, et les films philosophico-spatio-familiaux suscitent l’admiration d’une certaine frange de cinéphiles américains.

Charlize Theron, Nicole Kidman et Margot Robbie dans Bombshell.

Joker : Le film de Todd Phillips y sera, c’est sûr. Sa mise en scène troublante à la Taxi Driver pourrait cependant lui nuire pour l’obtention de l’ultime statuette.

Bombshell : Une thématique des plus actuelles (#metoo) et un trio d’actrices de haut calibre (Kidman, Robbie, Theron) devraient permettre à ce long métrage de se glisser dans le peloton de finalistes.

The Irishman : Même si elle émane de Netflix, la plus récente réalisation de Scorsese réunissant De Niro et Pacino sera assurément des finalistes.

Little Women : Hollywood adore ce genre de production tirée d’un classique de la littérature et qui dégouline de bons sentiments. Tout ça, autour d’une distribution foisonnant d’actrices de renom (Saoirse Ronan, Emma Watson, Meryl Streep).

Rocket man

Rocket Man : Ce drame, c’est la vie incroyable d’Elton John, ses chansons qu’on fredonne avec joie, son histoire touchante illustrée dans une mise en scène colorée. Bref, tout est là pour faire de ce biopic un favori de la compétition.

Marriage Story: Une autre production Netflix. Adam Driver et Scarlett Johansson jouent un couple au bord du divorce. Les critiques américains soulignent qu’il s’agit du meilleur film de Noah Baumbach. À surveiller!

– Parasite : La clameur internationale souligne unanimement depuis Cannes le brio de ce film sud-coréen à la fois drôle, étrange et brillant. Cela l’amènera-t-il jusqu’aux Oscars dans la plus prestigieuse des catégories? C’est un pari risqué.

1917: Sam Mendes sait comment faire du grand cinéma. Son drame historique portant sur la fin de la Première Guerre mondiale devrait l’amener en finale.

Enfin, voici en rafales les autres titres qui pourraient s’immiscer parmi les dix finalistes : Cats, La Vérité, Just Mercy, ClemencyA Hidden LifeDouleur et gloire, Jojo Rabbit, Ford v Ferrari, Dark Waters, Waves, Harriett, A Beautiful Day in the Neighborhood, Uncle Gems, Richard Jewell, The Last Black Man in San Francisco.

Dix films à voir en novembre 2019

Doctor Sleep avec Ewan McGregor.

Novembre sera un mois essoufflant. On sera écartelé entre une pléthore de titres qui inonderont les grands écrans lors de la période la plus fertile en cinéma de l’année. Des productions québécoises comme Jouliks (Mariloup Wolfe) et Une manière de vivre (Micheline Lanctôt) tenteront de se faire une place parmi des blockbusters tels que Midway, Charlie’s Angels et Frozen 2. On surveillera aussi les sorties de « films à performance » comme A Beautiful Day in the Neighborhood avec Tom Hanks, The Good Liar avec Helen Mirren et Ian Mckellen et Frankie avec Isabelle Huppert, ainsi que du plus récent film de Claude Lelouch, Les Plus Belles Années d’une vie venant clore la trilogie d’Un homme et une femme. Et tout ça, c’est sans compter les 10 titres suivants, qui selon moi, sont à mettre en priorité dans votre agenda du mois des morts ! N.B. Les films Parasite, Douleur et gloire et Jojo Rabbit, prenant tous finalement l’affiche à Québec en novembre, ont été répertoriés dans les films à voir en octobre.

1- Doctor Sleep (Docteur Sleep) : Difficile de passer à côté de l’adaptation du livre de Stephen King qui est la suite de The Shining, Étrangement, dans la bande annonce on semble faire beaucoup référence au film de Stanley Kubrick qu’avait à l’époque renié King. Mais bref, Ewan McGregor joue la version adulte de Danny Torrance, un homme troublé par ses pouvoirs et son passé.

2- Motherless Brooklyn (Les Ombres de Brooklyn) : La rumeur veut qu’Edward Norton livre une performance remarquable dans ce drame policier. Il y interprète un détective atteint du syndrome de Gilles de la Tourette chargé de résoudre le meurtre de son ami et mentor dans le New York des années 50.

3- Ford v Ferrari (Ford contre Ferrari) : Christian Bale en pilote de course téméraire et Matt Damon en ingénieur audacieux font la paire dans ce drame sportif historique se déroulant en 1966 lors des 24 Heures du Mans. Du divertissement pur jus.

Benoît Gouin et Nahéma Ricci dans Antigone.

4- Antigone : C’est le film qui représentera le Canada aux Oscars dans la catégorie du Meilleur film de langue étrangère. C’est aussi un drame mis en scène avec ingéniosité par Sophie Deraspe autour du mythe d’Antigone, mais recadré dans le Montréal actuel autour d’une famille d’immigrants algériens prise dans la tourmente. Dans le rôle principal, Nahéma Ricci perce littéralement l’écran. À voir!

5- Terminator – Dark Fate (Terminator – Sombre destin) : On vit d’espoir avec ce sixième opus de la série de films. On nous ramène Linda Hamilton pour l’occasion, Arnold Schwarzenegger y est toujours, alors qu’aux commandes du film, on retrouve Tim Miller, réalisateur du premier Deadpool.

6- Le Daim : Jean Dujardin tient la vedette dans la nouvelle comédie mise en scène par Quentin Dupieux. L’acteur y joue un homme obsédé par sa veste en daim, terré dans un petit village, prétendant tourner un film. Jusqu’où ira son délire? Ce court thriller absurde (1 h 15 min seulement) réjouira les fans du cinéaste ou encore de Bertrand Blier.

7- Monos : La curiosité du mois, une sorte de Sa Majesté des mouches tournée dans la jungle colombienne. La photographie est épatante, les images luxuriantes, et l’univers des adolescents-soldats profondément cruel. Franchement, un film exotique totalement maîtrisé.

8- Alice et le maire : Les rumeurs sont élogieuses concernant cette nouvelle comédie douce-amère, mettant en vedette Fabrice Luchini dans le rôle d’un maire démotivé qui profitera des conseils d’une jeune philosophe jouée par la toujours excellente Anaïs Demoustier.

9- Dark Waters : Ce drame judiciaire, historique, journalistique et environnementaliste est réalisé par le brillant Todd Haynes (Carol). Mark Ruffalo y joue l’avocat qui découvre un scandale relié à la pollution de l’eau en Virginie.

10- Les Barbares de La Malbaie : Réalisé par Vincent Biron (Prank), cette comédie dramatique se déroulant dans Charlevoix s’intéresse à un joueur de hockey (joué par Phillipe-Audrey Larrue-St-Jacques) qui n’a jamais pu atteindre la LNH et à son jeune cousin qui devient son agent. On a définitivement envie que ce soit bon!

Oscars au féminin

Dans la catégorie Meilleure actrice dans un rôle principal en vue de la prochaine cérémonie des Oscars prévue le 9 février prochain, quels sont les noms qui circulent actuellement et qui devraient se retrouver finalistes selon les rumeurs et les prévisions?

Renée Zellweger : Si le film Judy n’est pas mémorable, tous saluent la performance de l’actrice dans ce long métrage biographique se penchant sur le chant du cygne de l’actrice et chanteuse Judy Garland.

Scarlett Johansson : Dans Marriage Story, une production Netflix, la comédienne se surpasse selon les experts alors qu’elle forme avec Adam Driver un couple au bord du divorce.

Saoirse Ronan : L’actrice irlando-américaine est la tête d’affiche de la nouvelle version de Little Women dans laquelle on retrouve également Meryl Streep et Emma Watson. Sa performance serait irréprochable dans cette réalisation signée Greta Gerwig.

Saoirse Ronan dans Little Women.

Charlize Theron, Nicole Kidman, Margot Robbie : Les rumeurs sont plus que positives et font l’éloge du trio d’actrices dominant la distribution du drame Bombshell portant sur les coulisses du réseau Fox News. Réussiront-elles à toutes se démarquer aux yeux de l’Académie pour être finalistes?

Juliette Binoche : La Vérité, le tout dernier film du Japonais Hirokazu Kore-eda, devrait prendre l’affiche aux États-Unis à Noël et on s’est beaucoup attardé sur la finesse de jeu de Juliette Binoche dans ce drame où elle donne la réplique à Catherine Deneuve.

Parmi les autres noms qui circulent, notons Felicity Jones pour son rôle dans The Aeronauts, Helen Mirren dans The Good Liar, Emily Beecham dans Little JoeJodie Turner-Smith pour Queen & Slim, Cynthia Erivo dans le drame biographique Harriet et Alfre Woodward pour sa performance dans le drame judiciaire Clemency. À suivre le 13 janvier lors de l’annonce des nommées, d’ici là, voici la bande annonce de Bombshell.

Antigone, un candidat de choix aux Oscars

Antigone, réalisé par Sophie Deraspe.

Antigone, le film de Sophie Deraspe qui prendra l’affiche en novembre, est le candidat du Canada pour l’Oscar du Meilleur film international (Meilleur film en langue étrangère). Au total, 93 films de 93 nations différentes ont été soumis dans cette catégorie cette année. Un record! La liste complète vient d’être dévoilée par l’Académie.

Quand on regarde les nommés, pays par pays, Antigone fait belle figure. Évidemment, plusieurs titres méconnus pourraient surprendre et être finalistes. Mais si nous regardons de près les films qui peuvent faire compétition au candidat canadien, la liste est courte. Il y a Douleur et gloire d’Almodóvar pour l’Espagne, Le Traître de Marco Bellocchio pour l’Italie, Papicha pour l’Algérie, le très beau Monos pour la Colombie, Les Misérables pour la France, Parasite pour la Corée du Sud et deux coproductions canadiennes, Gaza, documentaire représentant l’Irlande et It Must Be Heaven, tourné à Montréal et nommé pour la Palestine.

En décembre, neuf titres seront sélectionnés sur les 93 pour la finale et les cinq longs métrages finalistes seront eux annoncés le 13 janvier prochain. La soirée des Oscars aura quant à elle lieu le 9 février 2020. Pour voir la liste des 93 titres : https://bit.ly/2VnudLP